Ne pas lui faire avaler n'importe quoi... C’est possible !

 

Les habitudes alimentaires impactent notre santé et notre environnement ! L'utilisation de produits chimiques de synthèse dans les champs et dans les jardins pollue par exemple autant nos sols que nos assiettes, ou encore la culture de la tomate en hiver qui demande une énergie considérable contribuant ainsi au dérèglement climatique.

 

 

 

 

Pourquoi manger bio et de saison ?

Les pesticides, dont l'utilisation est très répandue dans l'agriculture classique, contiennent des substances néfastes pour notre santé et particulièrement celle des agriculteurs.

Pour en savoir plus : Publication de l'expertise collective Inserm « Pesticides et effets sur la santé : Nouvelles données  »

Les pesticides sont un facteur majeur d'incidence sur la biodiversité, la qualité de l'eau et des sols.

Pour en savoir plus : Plateforme de l'IFE Acces Eduterre

Toutes les productions agricoles n'ont pas le même impact. Par exemple, une production de légumes sous serres chauffées émet plus de gaz à effet de serre qu'une culture en plein champ. De même que l'agriculture intensive appauvrit les sols et contribue ainsi grandement à la destruction des écosystèmes notamment par la déforestation.

Pour en savoir plus : Déforestation : les clés pour comprendre de la FNE

Les labels bio et les produits de saison produisent ainsi des aliments moins contaminés et écologiquement plus durables.

Pourquoi privilégier les produits bruts ou non transformés ?  

Préparation, emballage, réfrigération, congélation : toutes ces étapes sont sources de pollution. En d'autres mots, transformer et emballer les aliments consomment de l'énergie.

Les plats préparés contiennent de nombreux additifs. Ils sont bien souvent trop riches en sels, gras et donc à faible intérêt nutritif. Le processus de fabrication de ces produits est énergivore et nécessite l'utilisation d'emballages qui se transformeront rapidement en déchets.

Pour en savoir plus :  « Loi anti-gaspillage : vers la fin des emballages en plastique à usage unique » (article du Ministère de la Transition Ecologique).

 

Pourquoi privilégier le local ?

Les transports sont sources de pollution de l'air. Plus l'aliment voyage, plus il est polluant et de moindre qualité. A noter : les transports en avion ont beaucoup plus d'impacts que les transports en bateau ou en camion. De même que la distance parcourue entre le producteur et le consommateur doit être limitée. Il est également important de distinguer bio et local : des aliments peuvent être bio sans pour autant être produits localement. 

 

Pourquoi réguler sa consommation ?

Réguler sa consommation peut permettre une alimentation équilibrée, locale, de saison, non transformée, équitable et en quantité raisonnable.

La surconsommation en plus du gaspillage alimentaire est un problème de santé publique en créant des déséquilibres nutritionnels. Elle est vectrice de problèmes de surpoids voir d'obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires.

Cette surconsommation entraine également une surproduction polluante, elle-même génératrice de gaspillage alimentaire...

 

C'est possible d'agir, voici quelques pistes !

  • Privilégier les « circuits courts » pour réduire le nombre d'intermédiaire entre les producteurs et les consommateurs en adhérant par exemple à une AMAP, à un panier solidaire ou de producteurs. Annuaire nationale des AMAP
  • Acheter des produits en vrac et réutiliser les contenants : sac en tissu, réutilisation des bocaux en verre...
  • Consommer des produits locaux, non transformés (pour limiter le transport et les emballages en se rendant par exemple dans des épiceries spécialisées dans les produits locaux ou régionaux).
  • Privilégier les aliments comportant un label bio.
  • Consommer des produits de saison.
  • Réduire sa consommation de viande et augmenter son apport en légumineuses (légumes secs). De plus, en diminuant l'apport en viande, fortement consommatrice de ressources, il est alors possible, pour un même budget, de consommer une viande qualitativement supérieure, élevée et produite à proximité.
  • Partager ses nouvelles recettes avec ses voisins !  
  • Au restaurant, demander un « doggy bag » pour emporter ses restes et ainsi contribuer au développement de cette pratique. Le restaurant ne peut pas vous le refuser.

Au-delà de l'action individuelle, comment agir collectivement face à cet enjeu ?

 

Vous pouvez prendre contact avec des acteurs qui agissent sur le sujet via ce lien !

Et pour lancer la discussion en famille, entre amis, entre collègues... n'hésitez pas à utiliser les visuels et outils de la campagne !

 

Pour aller plus loin :