Concepts et définitions

Mots clés

L'air est inhérent à la vie. Sa qualité est impactée par différents types de polluants, naturels ou issus de l'activité humaine. Des polluants souvent imperceptibles. Explications.

L'idée que la vie est liée à la respiration n'a pas de commencement assignable. Avant que la physiologie naisse et tente d'expliquer ce lien, on sait que perdre la vie, c'est ne plus respirer, et qu'au contraire, reprendre le souffle, c'est revenir à la vie et à la conscience qui l'accompagne.

Armelle Debru

Le corps respirant, la pensée physiologique chez Galien
 

L'air, en entrant et sortant de notre corps, assure un lien entre intérieur et extérieur, entre notre organisme et le monde qui nous entoure. Respirer l'air qui nous entoure est inhérent à la vie.

12000

litres d'air
par jour
respirés

L'air extérieur est celui que nous respirons dans nos jardins, nos rues, nos forêts, nos cours d'écoles ou sur nos balcons. Dans notre réflexion, il se distingue de notre environnement intérieur (l'air de nos maisons, de nos lieux de loisirs, de travail, de nos véhicules).

L'air est chargé de ce qui est émis dans son environnement. On parle de pollution lorsque ce qu'il contient est nocif pour l'Homme, les animaux, les végétaux et les biens : « la pollution de l'air est un mélange complexe et en évolution constante, de polluants qui peuvent êtres chimiques, biologiques et physiques » (Ministère des solidarités et de la santé). 

Les polluants de l'air

La nature de la pollution atmosphérique a beaucoup évoluée ces trente dernières années. L'air atmosphérique comporte des allergènes comme les pollens ou les moisissures présents naturellement. Mais la pollution est en majeure partie liée à l'activité humaine. Le Ministère de la transition écologique et solidaire pointe les principaux secteurs à la source d'émissions :

  • Les transports
  • Les activités dans les bâtiments (de résidence ou de services)
  • L'industrie
  • L'agriculture

Il existe des dizaines de polluants mais 13 sont réglementés en raison de leurs effets sur la santé et l'environnement (particules en suspension, monoxyde de carbone, COV, pesticides, pollens, etc.). 

La pollution de l'air a des effets significatifs sur la santé et l'environnement, qui engendrent des coûts importants pour la société. Le droit européen fixe des valeurs limites pour certains polluants dans l'air à partir des études épidémiologiques, conduites notamment par l'Organisation mondiale de la santé. 

Ministère de la transition écologique. 

Une pollution qui dépend de la météo

Les problèmes liés à la pollution de l'air ont changé d'échelle. Les pollutions sont depuis les années 1980, régionales et transfrontalières, parfois éloignées de leurs sources d'émission.

Jean-Pierre Garrec, chercheur

« Évolution de la pollution atmosphérique en France. De la pollution locale à la pollution globale ».

La concentration des particules allergènes ou toxiques peut dépendre des conditions météorologiques. La prévision de ces conditions, notamment en milieu urbain, permet d'estimer en partie les épisodes de pollution. Météo France note : « les ultraviolets (transforment le) rayonnement solaire sur les hydrocarbures et les oxydes d'azote (...) en ozone et en d'autres gaz présents dans les rejets urbains ».

Toutefois, le comportement des polluants atmosphériques reste globalement difficile à anticiper. Il dépend des pollutions qui affectent les autres éléments, comme l'eau par exemple et son cycle.

Pollution : est-elle visible, a-t-elle une odeur ?
Avez-vous à l'esprit une image du smog brunâtre qui recouvre les métropoles et où les rayons du soleil peinent à filtrer ? La pollution se voit parfois, en effet. Mais pas toujours.
Et ce que nous voyons n'est pas forcément toxique. Les nuages de vapeur blanche qui s'échappent des grandes tours de réfrigération des centrales nucléaires ne seraient par exemple pas dangereuses.
Notre nez nous interpelle aussi. Nous sentons parfois l'air chargé de certains produits toxiques, comme aux abords d'industries. Une mauvaise odeur est-elle pour autant signe de pollution et de danger pour la santé ?
« L'utilisation de l'olfaction en tant qu'élément de sécurité lors d'une exposition à une substance chimique peut être trompeuse (surestimation du danger) ou représenter un certain risque (sous-estimation du danger) », note Atmo Aura dans un article sur la Plateforme de signalement des nuisances olfactives ODO.

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